Portrait de notre Chef-pilote

Portrait de notre Chef-pilote

2014-01-02 00:00:00

  

Piloter, voler, être libre

Piloter,

 Photo courtoisie de Jocelyn Brunet

 
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Sarah-Émilie Nault

«Il n'y a personne qui a une plus belle vue que celle que j'ai de mon bureau», affirme Jocelyn Brunet avec fierté. Pilote d'avion depuis 1999, l'homme de 35 ans s'est façonné une belle vie remplie de voyages, de hautes technologies, d'un peu de glamour et de sensations fortes.

VOLER ET VOYAGER

Jocelyn Brunet se souvient très bien de son tout premier vol en compagnie de son père, à l'âge de sept ans. «Je ne me suis pas senti très bien, j'avais mal au cœur, dit-il. Je n'ai pas pu apprécier l'expérience comme il se doit. Après, c'est l'orgueil qui est embarqué. Tout le monde volait autour de moi, mon père était pilote de planeur , alors j'ai décidé de recommencer. Tout a bien été lors du deuxième vol et c'est là que j'ai su que c'est ce que je voulais faire.»

Après des études dans le programme de pilotage d'aéronefs au cégep de Chicoutimi, il obtient sa licence commerciale en 1997, puis saute à pieds joints dans le milieu. «C'est un métier fascinant. Il y a beaucoup de facettes dans le milieu de l'aviation, plusieurs spécialités et branches différentes possibles, que ce soit le pilotage de ligne, d'hélicoptère, de brousse. Et même dans le pilotage de ligne, il y a plusieurs marchés où la nature du travail va être différente», explique-t-il.

La branche qu'il a choisie? Piloter les avions privés, d'une compagnie privée, en tant que pilote corporatif.

«J'ai dû bâtir mon expérience petit à petit. C'est un milieu très différent de celui des lignes aériennes. Nous n'avons pas toujours les mêmes trajets, ni les mêmes horaires, donc il n'y a pas de routine qui s'installe. Les destinations aussi sont différentes et les appareils sont équipés avec la plus haute et la plus récente technologie.»

Dans son travail, Jocelyn se doit d'être flexible en plus d'être très orienté sur le service à la clientèle, car ses clients sont souvent de hautes pointures. Des premiers ministres, des dirigeants d'entreprises québécoises et internationales ainsi que des vedettes d'Hollywood (qu'il ne peut nommer) ont voyagé dans l'un ou l'autre des avions privés qu'il pilote. Des avions renfermant salon, cuisine et chambre à coucher. «Dans mon milieu, un des mots d'ordre est la discrétion», ajoute-t-il.

VOLER POUR LE PLAISIR

Avide de sensations fortes, Jocelyn, qui est aussi parachutiste, est devenu pilote d'avion acrobatique «par simple plaisir.» Il est chef pilote à l'école de parachutisme Voltige depuis 2006, en plus de posséder son propre avion acrobatique (qu'il emprunte souvent pour se rendre à Voltige ou aller, par exemple, souper à Toronto).

Chez Voltige, il pilote des Cessna Caravan pouvant accueillir 16 sauteurs et un autre, plus petit, de cinq sauteurs. «C'est une équipe super le fun et une ambiance très relaxe. Et puis, voler un avion et voler un avion de parachutiste, ça se ressemble», dit-il.

Ce qui le fait le plus vibrer? «La liberté que ça apporte, le contrôle, l'atmosphère et la gang chez Voltige. Si je pouvais être tout le temps dans les airs, je le ferais.»

 

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